Pendant la pandémie, nombre de nos clients ont quitté Londres. Ils étaient attirés par la promesse d’une vie plus calme : promenades à la campagne, écoles sélectives, villages soudés et esprit de communauté. Cinq ans plus tard, beaucoup font le chemin inverse et reviennent dans la capitale. Nous explorons les raisons de ce retour.
Sur le plan culturel, Londres a tout pour plaire. Musées, galeries, parcs — dont beaucoup sont gratuits. Les transports, même s’ils ne sont pas parfaits (la ligne Bakerloo… inutile d’en dire plus !), restent globalement très efficaces. Les Cotswolds peuvent sembler idylliques, tout comme le Somerset. Le Kent, le Buckinghamshire ou le Lincolnshire, avec leurs grammar schools, ont séduit bon nombre de nos clients. Pour certaines familles, notamment celles qui se sont installées dans des villes dynamiques comme Tunbridge Wells, le changement a été une réussite. Pour d’autres, en revanche, se retrouver coincés dans un village avec des adolescents et un seul bus par jour peut vite devenir étouffant. Pour les parents, réduits au rôle de chauffeurs, et pour les jeunes qui peinent à voir leurs amis après l’école, le rêve de la campagne tourne souvent court.
Aurélie, directrice d’entreprise, cite le manque de vie culturelle et la difficulté à se faire de véritables amis parmi les raisons qui ont poussé sa famille à quitter le Somerset pour revenir à Londres. « Tout le monde dans le village était très gentil, et je ne peux absolument pas le nier », explique-t-elle. « Nous étions invités à dîner, au pub du village, à des promenades avec d’autres familles. Mais on a vite fait le tour des conversations : les réparations du toit de la salle des fêtes, la barn dance du samedi ou l’enfant qui a frappé Henry dans la cour de récréation. Culturellement, j’avais besoin de plus. J’avais envie de sortir de chez moi, prendre un café, entendre d’autres langues dans la rue, aller voir un film espagnol. J’avais aussi le sentiment que le cercle social de mes enfants était très limité. » Autant de raisons qui ont motivé le retour de la famille à Londres.
Pour les familles, l’éducation est un facteur clé — et Londres se distingue nettement, tant dans le public que dans le privé. Sur les 50 meilleurs établissements publics du pays, 17 se trouvent à Londres. Certains, comme Brampton Manor Academy, envoient plus d’élèves à Oxford et Cambridge qu’Eton. D’autres, comme Camden School for Girls, Greycoat Hospital School à Westminster ou St Anselm’s à Harrow, rivalisent avec les meilleures écoles privées par la qualité de leur enseignement et leur approche pédagogique. Londres affiche également les meilleurs résultats du pays aux examens, notamment au GCSE. Les élèves issus de milieux moins favorisés y obtiennent systématiquement de meilleurs résultats que leurs homologues ailleurs, révélant un fossé régional persistant en matière d’éducation publique.
Contrairement à de nombreuses régions, Londres dispose aussi d’excellentes écoles internationales : Halcyon, l’American School of London, Jeannine Manuel ou encore le Lycée Charles de Gaulle à Kensington. Pour les familles internationales souhaitant une scolarité en anglais tout en maintenant, par exemple, un bon niveau d’allemand écrit, il existe d’excellentes Samstagschulen (écoles du samedi). En dehors de Londres, l’offre linguistique est souvent plus limitée. Les écoles privées, telles que City of London School for Girls ou City of London School for Boys, se distinguent par leur grande diversité culturelle, leur excellence académique et leurs généreux programmes de bourses.
Si vos enfants choisissent de rester vivre à la maison pendant leurs études supérieures, Londres abrite certaines des meilleures universités du pays : la London School of Economics (LSE), Imperial College, University College London (UCL), Birkbeck ou la School of Oriental and African Studies (SOAS). Les théâtres, comme l’Almeida à Islington, proposent d’excellents programmes de formation pour les jeunes comédiens. Sur le plan musical, l’offre est tout aussi riche : orchestres, chorales, et le
programme junior de la Royal Academy of Music. Sans oublier que la profusion d’activités — musées, galeries, clubs de jeunes, sport, bénévolat — contribue à occuper les adolescents et à les éloigner des tentations.
Enfin, pour la transition vers l’âge adulte et les premières opportunités professionnelles, Londres est sans égal. Pour ceux qui envisagent des études de médecine, les possibilités de bénévolat sont nombreuses dans les hôpitaux, les maisons de retraite et les associations caritatives. Sophie, data scientist, envisage elle aussi un retour à Londres après s’être installée dans le Lincolnshire pendant la pandémie, attirée par les grammar schools et la qualité de vie. Sa fille aînée, âgée de 16 ans, étudie le design de mode en sixième année. « La quasi-totalité des stages et placements d’été dans la mode se trouvent à Londres », explique Sophie. « Ici, dans le Lincolnshire, ma fille passe à côté d’expériences professionnelles essentielles. Nous vivons près d’une campagne magnifique, mais à quelle fréquence en profitons-nous vraiment ? Oui, la vie est plus calme, mais j’ai le sentiment que nous avons perdu culturellement et socialement. »
Quitter Londres peut être une excellente décision pour certaines familles. Cependant, nombreuses sont celles qui regrettent d’avoir échangé la capitale contre la campagne.
Pour des conseils sur les écoles publiques, privées et internationales, à Londres comme dans le reste du Royaume-Uni, n’hésitez pas à nous contacter.


