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Dix ans après le vote du Brexit, le grand rapprochement entre le Royaume-Uni et l’Union européenne?


Rapprochement Royaume-Uni Union européenne après Brexit

Ni rupture nette, ni retour triomphal : dix ans après le vote du 23 juin 2016, le Royaume-Uni et l’Union européenne explorent un pragmatisme prudent. Entre rapprochement économique, coopération défensive et opinion publique qui évolue, certains rêvent de « Brentry ».

La politique du portefeuille

Selon Philippe Marlière, politologue et professeur en politiques française et européenne à l’University College London (UCL), le premier point de rapprochement avec l’UE se fera sur le plan économique, alors que le Royaume-Uni est de plus en plus confronté à des crises internes et externes affectant son économie, dont la croissance reste faible.

Le pays pourrait tout particulièrement chercher à remettre un pied dans le libre-échange européen en se basant sur des modèles d’intégration économique sans adhésion complète, comme celui de la Suisse, qui dispose d’un accès au marché intérieur européen par le biais d’accords et d’un alignement dynamique en matière de réglementation dans certains secteurs. Ce modèle intéresserait tout particulièrement le leader britannique et son gouvernement : Downing Street a déjà pour projet de faire voter une loi proposant de s’aligner aux règles du marché européen dictées par Bruxelles, sans nécessiter par la suite d’autres votes parlementaires.

Il convient également de rappeler que les accords commerciaux post-Brexit conclus avec l’Australie ou dans le cadre du CPTPP n’ont pas comblé le vide laissé par la perte d’accès au marché unique européen — ce qui renforce l’attrait du modèle suisse aux yeux de Londres.

Projets et risques

« La réadmission économique peut se faire par paliers, c’est-à-dire revenir en étant comme d’autres pays européens qui ne sont pas membres de l’UE mais qui font partie de la zone économique européenne, autrement dit bénéficier dans certains domaines de certains droits », confirme Philippe Marlière.

Un projet sur lequel Keir Starmer se montre ces jours-ci « particulièrement ambitieux », comme l’a fait remarquer Iain Begg, professeur et chercheur associé à la London School of Economics (LSE), du fait que le Brexit a laissé un goût amer dans la bouche des Britanniques et que les échanges entre le Royaume-Uni et les États-Unis ne sont pas au beau fixe. Mais ce projet d’une réintégration, même partielle, au marché européen lui paraît compliqué, notamment en raison des sentiments mitigés de l’UE vis-à-vis du modèle suisse et de l’approche envisagée par le Premier ministre, qui donnerait une arme supplémentaire à ses opposants pro-Brexit, comme Reform UK, en vue des prochaines élections.

L’imprévisibilité américaine

La défense pourrait être un autre point de rapprochement, alors que les conflits internationaux se multiplient et que le Royaume-Uni peine à préserver sa « special relationship » avec l’Amérique de Donald Trump, dans un contexte marqué par l’imprévisibilité trumpienne et les critiques du président américain à l’égard de ses ennemis comme de ses alliés.

En outre, le départ du Royaume-Uni de l’UE a sans doute provoqué le « recul du début d’une défense européenne », comme le note Philippe Marlière. Toutefois, le pays a signé l’an dernier un partenariat de sécurité et de défense avec l’UE. Il est aussi déjà « totalement associé aux négociations et réunions de crise » sur d’éventuelles menaces sécuritaires touchant l’Europe, comme on l’a vu après le début de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.

D’autre part, le Royaume-Uni bénéficie d’une « unité de défense » plus large, celle de l’OTAN, « dans laquelle on retrouve déjà une grande partie des Européens » et qui rend moins urgente toute notion de défense européenne. Toutefois, dans l’éventualité d’un départ des États-Unis de l’OTAN, comme l’a plusieurs fois évoqué Donald Trump, Iain Begg considère que la question d’un « OTAN européen » pourrait se poser. « Cela va rapprocher le Royaume-Uni de l’Union européenne », estime-t-il, même si « l’UE n’est pas une organisation de défense » pour le moment.

Un retour dans le bloc encore envisageable ?

S’il y a une éventualité qui semble pour l’instant désuète, c’est celle d’un retour du Royaume-Uni dans l’UE dans un avenir proche, même si un sondage récent — dont la source mériterait d’être précisée — a révélé que 63 % des Britanniques voteraient aujourd’hui pour un « rejoin ». Mais pour le moment, le Premier ministre s’intéresse plutôt à un « rapprochement en douceur », comme le précise Philippe Marlière.

« Il faudra différents gouvernements, de gauche et de droite, qui démontreront qu’effectivement, persister dans cet état, dans cette situation est tout à fait préjudiciable à l’économie britannique », analyse-t-il.

À ce moment-là, l’UE se montrera certainement plus exigeante sur ses conditions pour sceller une adhésion plus pérenne que la précédente, excluant par exemple toute forme de cherry-picking, ou d’exceptions dont bénéficiait autrefois le Royaume-Uni par rapport aux autres pays membres du bloc. « Mais avant d’en venir là, il faudra aussi voir l’état de l’Union européenne », prévient Philippe Marlière, alors que « beaucoup d’années » devraient s’écouler avant que l’éventualité d’un « Brentry » ne soit véritablement considérée.

Cet article a été initialement publié par French Morning Media Group et est reproduit sur le site de Lumos Education avec autorisation.

Lire l’article original: « Dix ans après le vote du Brexit, le grand rapprochement entre le Royaume-Uni et l’Union européenne? » par Morgane Guillou, publié le 5 mai 2026.

 

 

Kensington : l’un des quartiers centraux les plus culturels de Londres


les meilleures écoles de Kensington

Kensington est l’un des quartiers centraux les plus réputés de Londres et figure parmi les secteurs les plus recherchés de la capitale. Il séduit aussi bien les familles britanniques que celles possédant une double ou multiple nationalité. Très prisé des familles françaises et francophones, ainsi que de celles recherchant une éducation bilingue français–anglais, Kensington est souvent surnommé le « village français ».

Cette réputation s’explique notamment par la présence du Consulat de France, situé sur l’axe majeur de Cromwell Road. À proximité, l’Institut Français joue un rôle culturel essentiel en proposant des projections de films, des événements culturels et l’accès à une bibliothèque francophone.

L’éducation à Kensington

Kensington offre une richesse exceptionnelle en matière d’éducation. Les meilleures écoles de Kensington incluent Francis Holland School, Sloane Square, établissement secondaire très apprécié des familles locales, se distingue notamment par son approche visant à encourager les futures femmes leaders et entrepreneures. Francis Holland a récemment acquis les locaux de l’ancienne Hampshire School, qui abritent désormais la très populaire Francis Holland Prep School, accueillant les filles de 4 à 11 ans.

Kensington compte également la réputée Queen’s Gate School, pour les filles de 4 à 18 ans, ancienne école de la Reine consort actuelle. Elle est particulièrement reconnue pour la qualité de son enseignement et ses classes à effectifs réduits, permettant aux élèves de s’épanouir tant sur le plan académique que créatif. Plusieurs élèves intègrent chaque année Oxbridge, et cinq d’entre elles ont rejoint des écoles de médecine l’an dernier.

À proximité, Glendower Prep School propose une excellente éducation pour les filles de 4 à 11 ans, tandis que Thomas’s Kensington est également très prisée des familles. L’une des meilleures écoles de Kensington est Brighton College Prep, Kensington, qui dispose d’un vaste espace extérieur. Pour les élèves de 14 à 18 ans, l’école mixte Mander Portman Woodward (MPW) offre des programmes de GCSE et A-level d’un niveau remarquable, dispensés par des spécialistes, avec un accompagnement expert pour les candidatures en écoles de commerce et de médecine. Ashbourne College, établissement familial de grande qualité, propose également des cursus GCSE et A-level pour les élèves de 14 à 18 ans. Pour les familles souhaitant le Baccalauréat International (IB), l’un des départements junior et primaire de Southbank International School est situé à Kensington.

Côté enseignement public, Fox Primary School, située près de Kensington Palace, est considérée comme la meilleure école primaire du quartier. Au niveau secondaire, Holland Park Academy et Cardinal Vaughan Memorial RC School jouissent toutes deux d’une excellente réputation et affichent des résultats remarquables chaque année. Pour intégrer une école publique, les familles doivent résider dans ou à proximité de la catchment area de l’établissement.

Une autre raison majeure de l’attrait de Kensington auprès des familles françaises, francophones et internationales est la présence du Lycée Français Charles de Gaulle, l’un des établissements français les plus prestigieux de Londres. Accueillant des élèves de la maternelle à la terminale, le lycée scolarise environ 3 300 élèves âgés de 3 à 18 ans.

Ses annexes maternelles et primaires sont réparties dans Londres, notamment à South Kensington (École de South Kensington), ainsi qu’à Ealing (École Primaire André Malraux), Fulham (École Primaire Marie d’Orliac) et Clapham (École Primaire de Wix).

D’autres écoles françaises se trouvent dans les quartiers voisins, comme Belleville Wix Academy à Clapham, proposant une filière bilingue, ou l’École de Battersea. Kensington accueille également une maternelle bilingue, Les Chatons Nursery School, pour les enfants de 6 mois à 5 ans.

À Chelsea, toute proche, Stewart International School propose un programme bilingue dans un environnement bienveillant, axé sur le développement personnel et le bilinguisme. À Fulham, L’École de Petits, à l’instar de l’École de Battersea, suit le programme homologué par le Ministère de l’Éducation nationale et l’AEFE, garantissant une continuité au sein du système français. Les élèves y sont également préparés aux examens britanniques 10+ et 11+ grâce à l’English Preparatory Course (EPC), facilitant une éventuelle transition vers le système britannique. Enfin, plus résolument française tout en restant chaleureuse et familiale, l’École Française de Londres Jacques Prévert, située dans le quartier verdoyant de Brook Green, est une petite école primaire accueillant environ 260 élèves, de la moyenne section au CM2.

La vie à Kensington

Kensington est un quartier où il fait particulièrement bon vivre, offrant un style de vie à la fois animé et culturel. Avec ses nombreux musées, restaurants, cafés et boutiques, les grands axes du quartier — Cromwell Road et Old Brompton Road — sont toujours dynamiques.

Parmi les musées gratuits les plus emblématiques de Londres, le Natural History Museum, le Science Museum et le Victoria and Albert Museum se trouvent à quelques pas les uns des autres, constituant des sorties idéales en famille ou entre amis.

Kensington séduit autant les familles britanniques que les familles disposant d’une double ou de multiples nationalités, notamment américaines, émiraties, russes, ukrainiennes, canadiennes, chinoises, françaises, espagnoles et italiennes. Cette diversité contribue à créer une communauté dynamique, cosmopolite et particulièrement accueillante.

Un accompagnement expert pour les inscriptions scolaires

Si vous recherchez un accompagnement expert pour les candidatures dans les écoles publiques ou privées de Kensington, notamment Francis Holland Sloane Square, le Lycée Français Charles de Gaulle, ou toute autre école britannique, française, internationale ou bilingue à Londres, n’hésitez pas à nous contacter. Nous disposons d’une solide expérience dans l’accompagnement des familles pour les admissions scolaires à Londres.

Comprendre le système éducatif public français : ce qu’il faut vraiment savoir


système éducatif public français

Pour les familles qui s’installent en France – ou envisagent un déménagement de Londres à Paris – le système éducatif public français offre un parcours à la fois très structuré et exigeant sur le plan académique, distinctif et, dans de nombreux cas, entièrement gratuit. Voici un aperçu de son fonctionnement et des points clés que les familles internationales doivent connaître pour mieux s’y retrouver.

Un système nationalisé et harmonisé

Le système éducatif français est géré de manière centralisée par le ministère de l’Éducation nationale. Toutes les écoles publiques suivent le même programme et le même système de notation, garantissant une cohérence sur l’ensemble du territoire.

En France, les élèves sont évalués sur 20 dans pratiquement tout le cursus – de l’école primaire au lycée, et même à l’université. La note de passage est 10/20, les meilleures performances donnant lieu à des mentions comme assez bien, bien ou très bien. Même si certaines écoles primaires adoptent désormais des évaluations par compétences, la notation sur 20 reste une caractéristique emblématique du système français.

L’année scolaire s’étend de début septembre à début juillet, mais l’affectation dans une classe dépend de l’année civile de naissance (janvier–décembre) et non de l’année scolaire – un détail important pour les familles arrivant en cours de cycle.

La journée de classe se déroule généralement de 8h30 à 16h30, avec le mercredi après-midi réservé aux activités extrascolaires ou au temps en famille.

La structure de la scolarité en France

École Maternelle (3–6 ans)

L’équivalent de la maternelle est obligatoire dès trois ans. Elle met l’accent sur la socialisation, le langage et les premières bases logiques et numériques. Elle se divise en trois sections — Petite, Moyenne et Grande Section. Dans le public, elle est gratuite ; seules la cantine et certaines activités sont payantes.

École Élémentaire (6–11 ans)

L’école primaire dure cinq ans, du CP au CM2. Les élèves étudient le français, les mathématiques, l’histoire-géographie, les sciences, la technologie, les arts, l’EPS et l’éducation civique. Les évaluations sont continues, avec des tests nationaux en CP et en CE2. La plupart des écoles fonctionnent du lundi au vendredi, avec une demi-journée le mercredi.

Collège (11–14 ans)

Le collège s’étend de la Sixième à la Troisième et se conclut par le Diplôme National du Brevet (DNB). Les élèves suivent un large tronc commun incluant deux langues vivantes. Ils sont évalués par contrôles continus et examens finaux. Le DNB certifie la fin du collège, mais n’est pour l’instant pas requis pour passer au lycée – un changement annoncé pour 2027.

Lycée (15–18 ans)

Le lycée, obligatoire seulement jusqu’à 16 ans, se poursuit généralement jusqu’à 18 ans. Les élèves choisissent une voie générale, technologique ou professionnelle. La dernière année mène au Baccalauréat, principal diplôme d’accès à l’université.

À Paris, certains lycées proposent des sections internationales ou bilingues, très prisées par les familles expatriées.

Les voies d’accès à l’enseignement supérieur : CPGE et Parcoursup

Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE)

Après le Bac, les élèves ayant un excellent dossier peuvent rejoindre les “prépas” – deux (parfois trois) années d’études intensives au sein de lycées prestigieux. Ces classes sélectives, spécialisées en sciences, commerce ou lettres, préparent aux concours des Grandes Écoles. Les CPGE n’existent pas dans les écoles privées internationales, ce qui en fait une particularité forte du parcours public menant aux établissements les plus réputés.

Parcoursup

Parcoursup est la plateforme nationale d’admission dans l’enseignement supérieur en France. Les élèves y créent un dossier, classent jusqu’à dix vœux et déposent bulletins, projets de formation motivés, etc. Les premières réponses arrivent fin mai, de manière progressive. La plupart des universités publiques, CPGE et écoles techniques passent par Parcoursup. Les élèves suivant un cursus IB ou A-Levels peuvent également y candidater pour des études en France.

Le quotidien dans les écoles françaises

Pronote

Outil incontournable dans les collèges et lycées, Pronote centralise notes, devoirs, emploi du temps, absences et échanges avec les enseignants. Un véritable tableau de bord pour élèves et parents.

UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire)

Présente dans la plupart des établissements publics, l’UNSS propose des activités sportives accessibles – du football à l’escrime – souvent le mercredi après-midi. Une excellente manière de pratiquer un sport et de rencontrer d’autres élèves.

La Permanence

Lorsqu’un élève n’a pas cours, il se rend en “perm” – une salle d’étude surveillée où il travaille en autonomie. C’est une spécificité du secondaire français qui peut surprendre les familles habituées à des journées entièrement structurées.

Le soutien linguistique pour les élèves internationaux

Pour les enfants arrivant sans une maîtrise suffisante du français, des dispositifs d’accompagnement existent.

Le programme Français Langue Étrangère (FLE) aide les élèves non francophones à progresser tout en suivant le programme national.

Dans les écoles publiques, le dispositif officiel est UPE2A (Unité Pédagogique pour Élèves Allophones Arrivants) – une unité spécialisée combinant cours intensifs de français et intégration progressive en classe ordinaire.

Cependant, l’accès varie fortement selon les zones. À Paris, l’offre UPE2A reste limitée : seuls une soixantaine d’écoles primaires sur 645 et 81 collèges/lycées en disposaient en 2022. Les affectations dépendent donc des places disponibles, et certains élèves doivent rejoindre un établissement hors secteur pour bénéficier du dispositif.

Les familles doivent donc vérifier soigneusement les possibilités d’accompagnement linguistique lors de l’inscription, surtout en cas d’arrivée en cours d’année ou avec des enfants plus âgés. Pour une scolarité vraiment bilingue, n’hésitez pas à consulter notre article dédié sur les meilleures écoles bilingues de Paris.

Ce qui distingue vraiment le système public français

Les écoles publiques parisiennes sont gratuites et nombre d’entre elles jouissent d’une excellente réputation, avec des parcours menant aux institutions les plus prestigieuses. L’affectation dépend du secteur de résidence, bien que certains lycées d’élite recrutent au niveau national.

Pour les familles internationales, le système public français allie structure, accessibilité et progression académique claire — tout en offrant la possibilité de suivre des parcours bilingues ou internationaux.

Et maintenant ?

Que vous envisagiez de passer de Londres à Paris ou que vous exploriez simplement les options éducatives à l’étranger, le système public français propose un modèle riche, exigeant et inclusif, qui valorise la curiosité et l’effort. Avec une bonne préparation – et une compréhension claire de sa structure – les élèves internationaux peuvent y trouver un cadre stimulant et solide.

Pour obtenir des conseils personnalisés ou un accompagnement dans la recherche de l’école idéale, n’hésitez pas à nous contacter.